Cession d'actions : ce qu'il vous reste après impôt
Estimez la plus-value, l'impôt au prélèvement forfaitaire unique et au barème progressif, puis le net encaissé. Le calcul vise un particulier résident fiscal français qui détient les titres en direct, hors PEA, holding et régimes salariaux (BSPCE, AGA, stock-options).
La plus-value
PV = (prix − frais de cession) − PMPA × titres cédés
Le prix de revient comprend le prix payé et les frais d'acquisition justifiés. Pour des titres reçus par donation ou succession, on retient la valeur déclarée pour les droits de mutation. Les moins-values de l'année s'imputent d'abord, puis les moins-values reportées, les plus anciennes en premier, dans la limite de dix ans.
PFU ou barème
Pour une cession de 2026, le PFU est de 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. L'option pour le barème est globale : elle emporte tous les revenus et gains mobiliers de l'année. Elle ouvre l'abattement pour durée de détention sur les titres acquis avant 2018, qui ne réduit que l'impôt sur le revenu, et la déduction de 6,8 points de CSG l'année suivante.
Ce que le simulateur ne fait pas
- Contribution différentielle (CDHR) : seulement signalée.
- CEHR calculée sans le mécanisme de lissage des revenus exceptionnels.
- Décote, réductions et crédits d'impôt, plafonnement spécial des parents isolés.
- Apport-cession, earn-out, démembrement, non-résidents, management packages.
Textes : CGI, art. 150-0 A, 150-0 D, 150-0 D ter, 154 quinquies, 197, 200 A, 223 sexies, 224 ; CSS, art. L. 136-8 (LFSS 2026). Barème 2026 : loi de finances pour 2026. Barème 2027 : projet de loi de finances pour 2027, revalorisation de 2,1 %, susceptible d'évoluer pendant les débats.